Deux élèves du Lycée Jean Monnet lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation 2016

Aude POIRIER (1ES2) et Thomas MONDON (2°3) sont allés le 3 juin 2016 recevoir leur prix à l’Athénée municipal de Bordeaux. Ils sont 3ème dans la catégorie « Devoirs Collectifs » (12 Lycées ont participé au Concours en Gironde). Cette année, le thème portait sur « Résister par l’art et la littérature ».

Ils remercient infiniment M. Guy CHATAIGNÉ, résistant et déporté, venu témoigner au Lycée le 3 mars 2016 (photo ci dessous).

concours

M. Duverdier

AMBIANCE STUDIEUSE FESTIVE ET AMICALE

Une équipe du club d’échecs du lycée Jean Monnet composée de Salomé Schneider-Veyriac , Thomas Couturou, Hugo Brouet et Emile Roché ont participé au champim1ionnat de Gironde qui avait lieu à Caudéran le samedi 14 février.
Ce fut l’occasion du baptême du feu de la compétition pour deux élèves du lycée. La journée fut remplie puisque nous avons participé à sept rondes. L’équipe s’est fort bien comportée, puisque le lycée Jean Monnet a fini deuxième juste derrière le lycée des Graves. Remarquons qu’à titre individuel Salomé a fini troisième et meilleure féminine.

Cette performance a permis à l’équipe de se qualifier et de participer au championnat Académique des lycées qui avait lieu au Grand Parc à Bordeaux. Munis de leurs expérience et de leur motivation, les membres de l’équipe se sont brillamment comportés, invaincus, ils ont fini deuxième de ces championnats derrière l’équipe de Pau Barthou et finalement meilleure équipe girondine.im2

L’équipe tient à féliciter l’ensemble des organisateurs pour la qualité rencontrée lors de ces manifestations. Ces rencontres se sont déroulées dans un esprit sportif et amical et nous remercions l’ensemble des participants pour la bonne ambiance, la sympathie et l’accueil que nous y avons trouvés.

Une mention spéciale pour le club d’échecs de Parempuyre dont l’aide technique et logistique a permis au club du lycée de participer dans les meilleures conditions possibles.

A suivre …… en effet notre deuxième place académique nous a ouvert les portes d’une éventuelle participation au championnat de France

Pour le Club échec, Alain Romat

En français la seconde 1 rencontre Simone Gélin.

Simone Gélin, est une auteure française de la région Aquitaine.

Elle a écrit plusieurgelin2s romans dont La fille du port de la lune et Le banc de l’injustice. Nous la rencontrons en classe pour Le Journal de Julia. La majorité de ses romans, sont des romans policiers.

Elle travaillait auparavant comme enseignante et est aujourd’hui à la retraite. C’est à partir de ce moment qu’elle s’est plongée dans l’écriture de romans. Durant sa jeunesse, elle commence à lire très tôt et apprécie la lecture, actuellement elle aime autant lire qu’écrire. C’est assurément ce goût pour la lecture qui l’a amenée à sa profession puis à sa vocation.

Sa méthode d’écriture n’a rien de particulier si ce n’est qu’elle commence son travail en créant son histoire mentalement. Cette phase peut prendre 4 ou 5 mois comme pour la conception du Journal de Julia. Ce n’est qu’une fois qu’elle a réalisé mentalement toute l’histoire de son futur roman qu’elle commence à l’écrire. Tout d’abord elle écrit sur du papier pour ensuite passer sur le support informatique. Même si le plan de son livre est déjà fait, il lui arrive, lors de l’écriture, de faire prendre à son histoire des tournures qu’elle n’avait pas imaginées. En évoquant son roman Le journal de Julia, elle nous raconte que son ancien métier de professeur l’a beaucoup aidée à se réaliser dans l’écriture. Il lui a fallu deux ans pour écrire ce roman. Elle s’est inspirée de véritables procès dont le jugement hâtif aura conduit à la mort les suspects sans que personne ne puisse être certain de leur culpabilité.

Le journal de Julia est un roman qui se passe à différentes époques et en différents endroits. En effet dans ce livre on suit l’histoire de trois personnages. L’histoire principalegelin3 est celle de Nino, le fils de Julia et de Lucio qui essaie, avec son grand-père, de réparer une injustice qui a condamné son père, cette histoire se passe en 2002. La seconde histoire est celle de Julia qui, à travers un journal, décrit l’histoire de Lucio, l’amour de sa vie, cela se passe dans les années 1970. Enfin, la troisième histoire est celle d’Emilio, grand père de Nino et père de Lucio, qui raconte la Guerre d’Espagne et son enfance dans les années 1930 en Espagne. Parmi les autres personnages on peut relever Moa un jeune garçon déficient mentalement qui s’est lié d’amitié avec Julia et Lucio, il est le véritable assassin d’Amélie, la petite fille par qui l’enquête va commencer. Mariette, qui est la mère d’Amélie, va accuser Lucio. Moa, est donc aussi responsable, indirectement, de la mort de Lucio injustement condamné. Nino et Emilio parcourent la France en 2002 pour réparer une injustice qui a conduit le père de Nino à être injustement condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Ainsi Nino et son grand-père partent à la recherche des amis de Lucio, témoins peu écoutés, mais aussi de ceux qui ont participé à son procès et à sa condamnation à mort. Cette histoire qui est le fil directeur du roman, est entrecoupée par des passages du journal de Julia et par des passages de la vie d’Emilio. Dans les pages du journal, nous pouvons lire la lente descente aux enfers de Julia et de Lucio.

Ce roman est parfait pour vous donner envie de lire. Complet, il vous parle d’Histoire, de rencontre, d’amour au quotidien, de vengeance, le tout écrit d’une telle manière qu’une fois les premières pages tournées on ne peut plus s’en détacher. Ce roman nous touche dans ce qu’il y a de profond en nous, l’émotion est à fleur de peau, on passe de l’espoir au désespoir en tournant parfois une seule page. Il est profondément humain, il ne parle que de l’humain et de sa bêtise. Il remet en cause aussi la réputation de la France sur sa qualité de terre d’asile, et la Justice qui fait ce qui l’arrange.

Aujourd’hui éditée par Anne Carrière,gelin1
Simone Gélin vient de terminer un nouveau roman qui sera donc bientôt publié.

 

 

Article écrit par Dupont Alexis, Nau-Bac Johann et Tiffon Clément, seconde 1.

Rencontre de la seconde 4 avec Eduardo Berti en français

photo1_BertiEduardo Berti est un écrivain Argentin né en 1964 à Buenos Aires. C’est par ses deux tantes enseignantes de littérature qu’il est inspiré et c’est à l’âge de 10 ans qu’il commence à écrire.
Tout d’abord des BD d’enfant qu’il fera lire à ses camarades de classe avant de se rendre compte que «les dessins disparaissaient petit à petit pour laisser place à l’écriture» c’est pourquoi il décide alors de devenir écrivain. Pendant ses études de journalisme il écrit d’abord un recueil de nouvelles avant de publier pour la première fois à l’âge de 22 ans un livre journalistique autour de la musique populaire en Amérique Latine. Il sera également le fondateur d’une des premières radios indépendantes de l’Argentine.

Son métier
Comme la plupart des écrivains, il écrit seul, s’inspire de choses vécues ou d’histoires qu’on lui a racontées. Il tente d’écrire régulièrement , comme le matin par exemple, où il estime que l’esprit est le plus fonctionnel. Il ne vit pas totalement de son métier puisqu’il travaille dans le journalisme culturel et dans la traduction littéraire. Pour lui, le temps d’écriture d’un roman ou d’une nouvelle est variable (cela peut aller de 2 jours à 3 ans) car en effet Eduardo Berti écrit à son rythme et préfère prendre son temps et y prendre du plaisir. Ces œuvres, écrites à la main puis corrigées à l’ordinateur, se destinent à tous et ont pour but de perdre le lecteur entre la réalité et l’imaginaire. De plus, il affirme que trouver un éditeur à l’heure actuelle est très difficile bien qu’il n’eut pas de difficultés grâce à la popularité du musicien dont il parle dans sa première œuvre, il aura par la suite des difficultés à retirer cette image de journaliste. Ses romans sont publiés un peu partout dans le monde comme : en Argentine, en Espagne, au Japon, au Portugal ainsi qu’en France et sont traduits en Angleterre.

Ce qui lui plaît dans son métier…
L’écriture est toute sa vie, il pense qu’il aurait du mal à faire autre chose avec autant de passion que celle-ci. Il aime bâtir des univers, des personnages, enjoliver les choses, ajouter des détails réels, … mélanger la fiction avec la réalité et il aime également s’identifier aux personnages de ses œuvres. Il est persuadé que la littérature est une façon de conserver sa mémoire. Enfin, il pensait qu’ écrire changerait sa vie mais beaucoup moins que ce qu’il aurait pu imaginer.

L’Inoubliable
Dans de ce recueil de nouvelles, publié en 2011, chaque nouvelle comporte cette thématique de la «mémoire» à laquelle s’ajoute une touche macabre, sombre ce qui la rend passionnante et à la fois intrigante. Le titre L’Inoubliable vient du titre de l’une des nouvelles présentes. La nouvelle «Fantômes» dans laquelle un groupe d’amis décide de tester un jeu japonais d’histoire de fantômes, va subitement disparaître à la fin de ce jeu. Eduardo Berti s’est donc inspiré d’un vrai jeu japonais auquel il n’a encore jamais osé jouer mais a mis en place une histoire fantastique autour de ce jeu réel.

Photo2 BertiLes sœurs Caronni
C’est avec
«Las hermanas Caronni» qu’Eduardo Berti collabore pour la mise en musique de ses œuvres. Ces sœurs jumelles, l’une à la clarinette, l’autre au violoncelle sont elles aussi d’origine argentine. Des jours entiers de travail ont permis un résultat époustouflant dans lequel les textes de l’auteur sont mis en valeur par les notes des deux jeunes femmes. Une interprétation merveilleuse qui saura satisfaire tous les publics.

Rédacteurs en chef : Moreux Laïnie, Valadier Julie, At charley et Frésillon Julie.