Deux élèves du Lycée Jean Monnet lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation 2016

Aude POIRIER (1ES2) et Thomas MONDON (2°3) sont allés le 3 juin 2016 recevoir leur prix à l’Athénée municipal de Bordeaux. Ils sont 3ème dans la catégorie « Devoirs Collectifs » (12 Lycées ont participé au Concours en Gironde). Cette année, le thème portait sur « Résister par l’art et la littérature ».

Ils remercient infiniment M. Guy CHATAIGNÉ, résistant et déporté, venu témoigner au Lycée le 3 mars 2016 (photo ci dessous).

concours

M. Duverdier

Littérature et société 2014 : les poètes et la Grande guerre

Les élèves de l’enseignement d’exploration  Littérature et Société  de 2°1-3 ont réalisé un diaporama consacré aux poètes face à la Grande guerre en septembre-novembre 2014.

Le diaporama est visible sur l’ENT Léa par les élèves de ce groupe.

Emma Peyruse (2°3)  a lu un poème le jour de la commémoration le 11 novembre 2014 devant le monument aux morts de Blanquefort : La relève de Roland Dorgeles.

« Enfin, on va partir, hé les gars, la relève !
Je n’ai rien oublié ? Mon bidon ? Mon gourdin ?
Adieu, et sans regrets, pavillon de rondins,
Où j’ai passé, crotté, tout un hiver sans rêve.

Dieu, avons nous eu froid ! Combien de nuits de veille
Passés à patauger dans les boyaux boueux,
Les sapins amputés, les taillis loqueteux;
Et là-bas ces dormeurs, raidis, que rien n’éveille.

Ne plus voir tout cela, ne plus voir cette plaine,
Où les obus rageurs ont tracé leur labour,
La ferme aux toits crevés, le bois de Luxembourg,
Et les champs en habits râpés d’hommes de peine.

Ne plus entendre le canon, ce sonneur ivre,
Qui vous rend fou, sonnant minuit au petit jour;
Ne plus guetter son coup de pic : trop long … trop court …
Ne plus courber le dos … Ah ! Je me sens revivre

Je suis heureux, ce soir, heureux ! Je voudrais rire.
Je n’oublie rien dans mon gourbi ? Non … au revoir !
Jamais la nuit ne fût si pâle que ce soir …
Jamais mon cœur ne fût si las … Et je soupire.

Partir… Eux vont rester … Passé fidèle
Qui me suit, pas à pas, glanant les souvenirs,
Triste passé, je n’oublie rien, tu peux venir
Ni mes morts sans linceul, ni mon moulin sans aile »

 

 

Rencontre de la seconde 4 avec Eduardo Berti en français

photo1_BertiEduardo Berti est un écrivain Argentin né en 1964 à Buenos Aires. C’est par ses deux tantes enseignantes de littérature qu’il est inspiré et c’est à l’âge de 10 ans qu’il commence à écrire.
Tout d’abord des BD d’enfant qu’il fera lire à ses camarades de classe avant de se rendre compte que «les dessins disparaissaient petit à petit pour laisser place à l’écriture» c’est pourquoi il décide alors de devenir écrivain. Pendant ses études de journalisme il écrit d’abord un recueil de nouvelles avant de publier pour la première fois à l’âge de 22 ans un livre journalistique autour de la musique populaire en Amérique Latine. Il sera également le fondateur d’une des premières radios indépendantes de l’Argentine.

Son métier
Comme la plupart des écrivains, il écrit seul, s’inspire de choses vécues ou d’histoires qu’on lui a racontées. Il tente d’écrire régulièrement , comme le matin par exemple, où il estime que l’esprit est le plus fonctionnel. Il ne vit pas totalement de son métier puisqu’il travaille dans le journalisme culturel et dans la traduction littéraire. Pour lui, le temps d’écriture d’un roman ou d’une nouvelle est variable (cela peut aller de 2 jours à 3 ans) car en effet Eduardo Berti écrit à son rythme et préfère prendre son temps et y prendre du plaisir. Ces œuvres, écrites à la main puis corrigées à l’ordinateur, se destinent à tous et ont pour but de perdre le lecteur entre la réalité et l’imaginaire. De plus, il affirme que trouver un éditeur à l’heure actuelle est très difficile bien qu’il n’eut pas de difficultés grâce à la popularité du musicien dont il parle dans sa première œuvre, il aura par la suite des difficultés à retirer cette image de journaliste. Ses romans sont publiés un peu partout dans le monde comme : en Argentine, en Espagne, au Japon, au Portugal ainsi qu’en France et sont traduits en Angleterre.

Ce qui lui plaît dans son métier…
L’écriture est toute sa vie, il pense qu’il aurait du mal à faire autre chose avec autant de passion que celle-ci. Il aime bâtir des univers, des personnages, enjoliver les choses, ajouter des détails réels, … mélanger la fiction avec la réalité et il aime également s’identifier aux personnages de ses œuvres. Il est persuadé que la littérature est une façon de conserver sa mémoire. Enfin, il pensait qu’ écrire changerait sa vie mais beaucoup moins que ce qu’il aurait pu imaginer.

L’Inoubliable
Dans de ce recueil de nouvelles, publié en 2011, chaque nouvelle comporte cette thématique de la «mémoire» à laquelle s’ajoute une touche macabre, sombre ce qui la rend passionnante et à la fois intrigante. Le titre L’Inoubliable vient du titre de l’une des nouvelles présentes. La nouvelle «Fantômes» dans laquelle un groupe d’amis décide de tester un jeu japonais d’histoire de fantômes, va subitement disparaître à la fin de ce jeu. Eduardo Berti s’est donc inspiré d’un vrai jeu japonais auquel il n’a encore jamais osé jouer mais a mis en place une histoire fantastique autour de ce jeu réel.

Photo2 BertiLes sœurs Caronni
C’est avec
«Las hermanas Caronni» qu’Eduardo Berti collabore pour la mise en musique de ses œuvres. Ces sœurs jumelles, l’une à la clarinette, l’autre au violoncelle sont elles aussi d’origine argentine. Des jours entiers de travail ont permis un résultat époustouflant dans lequel les textes de l’auteur sont mis en valeur par les notes des deux jeunes femmes. Une interprétation merveilleuse qui saura satisfaire tous les publics.

Rédacteurs en chef : Moreux Laïnie, Valadier Julie, At charley et Frésillon Julie.